Écrire un scénario – épisode 0

Écrire un scénario – épisode 0

Déclaration d’intention sur la série d’articles autour de la rédaction de scénario, introduction et plan des articles à suivre.

Ce document est un exposé de conseils, remarques et méthodologie qui me sont propres. Il est le fruit de mon travail et de mon expérience en tant que MJ. Il ne constitue pas une vérité absolue et n'a pas d'autre prétention que de partager mon point de vue.

Pourquoi écrire son propre scénario ?

C’est une vraie question, pour quoi se lancer dans quelque chose de potentiellement long, chronophage, et dont vous n’en tirerez que probablement peu de mérite ?
Pour certaines personnes, c’est une évidence. Il y a cette envie, cette soif de partager le fruit de sa pensée. Mais pour d’autres, cela parait quelque chose d’impossible.

Voici 3 points qui selon moi, justifient l’écriture de son propre scénario :

  1. Écrire votre propre scénario, c’est produire quelque chose qui vous est propre. Cela permet de reprendre et d’afficher les choses que vous voulez voir dans un JDR. Vous pouvez choisir le thème, l’ambiance et le type de partie. Vous aimez les intrigues politiques ? Faites un scénario politique ! Vous aimez les grosses batailles et la stratégie militaire ? Bingo, vous pouvez le faire.
    Écrire soit même son scénario, c’est la liberté d’amener les joueurs dans le cadre que vous voulez !

  2. Vous pouvez changer d’avis en cours de route. C’est ça le plus important. Un scénario du commerce va en général d’un point A à un point B, avec plus ou moins de ramifications. Si vous ou vos joueurs sortez du rail, là ça devient compliqué entre comment repartir vers le point B ou prendre le parti de créer une destination C alternative.
    Quand vous écrivez votre propre histoire, c’est vous qui placez le point B. Je recommande fortement d’en avoir un, il faut qu’il y ait une finalité à votre histoire, mais le point B peut être à la fois un objectif lointain à atteindre, ou un point de rebond du récit vers un autre arc de votre histoire.
    Reprenons notre exemple précédent, vous commencez via une intrigue politique dans votre histoire. Soit, vous êtes lassé, ou sentez un déclin d’intérêt des joueurs, ou simplement vous avez envie de pimenter les choses : vous faites monter le ton sur une déclaration de guerre et vous embrayez sur un wargame avec de la stratégie militaire.
    Tout est possible, puisque vous êtes aux commandes ! (Attention de ne pas trop en faire tout de même, voire la continuité du récit développer plus loin).

  3. Le temps d’apprentissage. Apprendre un univers, le lore autour d’une histoire, la pléthore de personnage, de lieu, de situation que peuvent impliquer un gros scénario comme une campagne : c’est long, parfois très long si comme moi votre mémoire sélective a tendance à se prendre les pieds dans le tapis quand il faut assimiler 300 pages de background d’un livre du commerce. Cette fichue mémoire par contre, à tendance à être plus vive quand il s’agit de retrouver des choses que vous avez créé. Le chemin mental qui a permis à leur élaboration fait que vous connaissez déjà ce que vous allez présenter. Je trouve à titre personnel que c’est alors beaucoup plus simple de retenir des éléments complexes.

Mais si c’est si pratique, pourquoi on ne le fait pas tous alors ? C’est très simple cher lecteur, pour avoir une bonne histoire il vous faudra 2 choses essentielles :

  • Une bonne idée
  • De la rigueur

On a tendance à sacraliser l’inventivité, en hissant sur un piédestal ceux qui sont capables d’avoir LA bonne idée pour faire une histoire. Toute la démarche que je vais suivre désormais c’est de vous expliquer pourquoi l’inventivité comme la rigueur n’est pas une vertu magique, mais qu’elle peut s’obtenir avec du travail et un peu de bon sens.

Mon plan d’attaque va se détailler sur 3 axes :

  • Comment pondre une bonne histoire ? Le pitch, le voyage, la destination
  • Comment rédiger pour du jeu de rôle ? Mes conseils d’écriture, des exemples de choses qui marchent, des choses qui ne marchent pas.
  • Comment faire quand un joueur envoie sans le savoir une bombe nucléaire dans votre plan millimétré ? Mes conseils sur la conduite de scénario, la réaction à l’imprévu et l’improvisation

Et si vous êtes sages, je vous parlerais de support visuel et de comment on peut matérialiser l’environnement dans lequel on joue.

La suite au prochain épisode ...

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